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Sujet
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Entendre sa respiration, sentir ses mouvements légers, il est en paix, il dort. Allongée près de lui, je veille, j’écoute le silence du petit matin, je guette le choeur de l’aube, quand l’enchantement est en nos jardins et que les fleurs s’ouvrent à la lueur des premiers rayons. L’ombre de la nuit se fait moins dense, dans la fraîcheur matinale retrouvée.
J’aime quand ses mains endormies épousent le creux de mon dos ou se posent au hasard près de moi ; en songe, je caresse ses mains, ses épaules, son visage.
Fragile et doux dans cet instant, la nuit a avalé les tensions, les fatigues, les maux de son être, elle répare son corps épuisé, poussé souvent à l’extrême ; ce corps qui court, qui danse dans les couloirs, depuis 30 ans déjà. Je devine ses songes, je m’invite dans ses rêves, et j’éfleure une mèche égarée, je retiens mon souffle, pour mieux entendre le sien. Dans la tiédeur de la chambre endormie, tout est volupté, la nuit est mon amie quand elle pose les rêves de mon aimé, quand elle endort son esprit, quand elle protège ses heures…
Il fait presque jour, je me lève et je ferme doucement la porte, je vais espérer entendre le réveil de ce nouveau jour et de ses féeries auditives, presques imperceptibles. Je m’assieds là devant ma porte et j’attends, quelques oiseaux éveillent déjà l’aube.. il pleut légèrement, un crachin se pose délicatement sur les feuillages, il n’y a aucun vent, le temps semble suspendu, en attente, comme mon esprit encore un peu endormi.
Je vais attendre que mon cher amour se réveille et se lève dans des étirements toujours répétés et ira comme un automate, préparer son déjeuner, il a les mêmes habitudes depuis six ans que j’ai épousé sa vie, il a les mêmes rituels organisés…
Je ne dis rien mais je l’observe souvent dans ses mouvements et je connais tellement de lui, de sa sensibilité, de ses joies, de ses peines, de ses projets et ses rêves de voyage aventuriers.La pluie chante sur ma peau, comme ses doigts sur le piano,
J’entends quelque part les dernières notes qu’il a jouées il ya trop longtemps, bientôt il jouera de nouveau, et sera heureux de l’instant musical, il sourira…cette vision est si douce.Le jour s’est levé sur la grisaille d’un ciel nuageux, un oiseau de nuit s’envole en emportant avec lui les dernières rêveries.
La poésie d’un instant matinal s’envolera aussi et la journée trépidante pourra commencer dans son sillage,
la poésie n’est que l’écho des coeurs qui chantent. Déjà, mon coeur chante l’amour qu’il a pour toi en ce petit matin…Km le 14 août 2020.
Il n'existe pas de plus folle raison que la po?sie, Elle sera mon plus beau souvenir lorsque les mots me manqueront...
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