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Sujet
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LA VIELLE ET LES DEUX SERVANTES
La Viélhà é las dós MinistravidasIl était une Vielle ayant deux chambrières ;
Éra ùna Viélhà agént dós camariéras ;
elles filaient si bien que les sœurs filandières
filavàn tant bén qué las sorrès filandoras
ne faisaient que brouiller au prix de celles-ci.
né fasian qué bórólar al prètz dé aquélès.
La Vieille n’avait point de plus pressant souci
La Viélhà n’avia ponch dé maï sécutaïrè pénsamént
que de distribuer aux servantes leur tâche.
qué dé cómpartir a las ministravidas lór ponhièr.
Dès que Téthys chassait Phébus aux crins dorés,
Déls qué Thétys caçavà Phébus als crins daùrats,
tourets entraient en jeu, fuseaux étaient tirés;
girèts dintravan én joc, éspólèts éran tirats;
deçà, delà ,vous en aurez ;
éncaï, laï, én aùretz;
point de cesse, point de relâche.
ponch dé désflacà, ponch dé rélambi.
Dès que l’aurore ,dis-je, en son char remontait,
Déls qué l’aùróra ,disi, én séù car répójavà,
un misérable Coq à point nommé chantait;
ùn miséradór Gal à ponch nómat cantavà;
aussitôt notre Vieille, encore plus misérable,
tant léù nostré Viélha, éncaïré maï miséradoïra,
s’affublait d’un jupon crasseux et détestable,
s’aflibava d’ùn jupón léssos é aïssos,
allumait une lampe et courrait droit au lit
alucavà ùna lampa é córrisia dréch al liéch
où de tout leur pouvoir, de tout leur appétit
ónt dé tót lór podèr, de tót lor apitança
dormaient les deux servantes.
dórmissian las dós ministravidas.
L’une entrouvrait un œil, l’autre étendait un bras,
L’ùna éntredóbissia ùn ùèl, l’aùtré éstésava ùn brac,
et toutes deux, très mal contentes,
é tótas dós, très mal cónténtas,disaient entre leurs dents : »Maudit Coq ! Tu mourras!
disian éntré lors caïs : » Malasit Gal ! Móriras!
Comme elles l’avaient dit, la bête fut grippée ;
Cóma l’avian dich, la béstia foguèt gripadà;
le réveille-matin eut la gorge coupée.
ló désparta-matin aguèt la garganta cópada.
Ce meurtre n’amenda nullement leur marché;
Aquel aùcisémént n’ésmanda niétamént lór marcat;
notre couple, au contraire, à peine était couché,
nostré parélhat, al cóntraïré, dé lifada éra cólada,
que la Vieille ,craignant de laisser passer l’heure,
qué la Viélha, créntant dé daïsar passar l’óra,
courrait comme un lutin par toute sa demeure.
córrisia cóma ùn nochin per tóta séù démóra.
C’est ainsi que, le plus souvent,
Aquo és atal qué, ló maï sóbén,
quand on pense sortir d’une mauvaise affaire,
quora sé pénsa sórtir d’ùna dólénta afar,
on s’enfonce encore plus avant ;
sé énfonsa éncara maï davàn ;
témoin ce couple et son salaire,
téstimoni aquel parélha é séù salari,
la Vieille, au lieu du Coq, les fit tomber par là
la Véilha, énlùogà dél Gal, lés faguet tómbar par aqui
de Charybde en Scylla
dé Charybé én ScyllaJEAN DE LA FONTAINE
la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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