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L’ANE ET LE PETIT CHIEN LA FONTAINE

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par poussines jean-michel, le 09-02-2018 09:20.
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    poussines jean-michel
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      • Réponses: 398

      L’ ANE ET LE PETIT CHIEN
      L’ Asé é ló pichon Gós

      Ne forçons point notre talent ;
      Né forçam ponch nostré talént ;
      nous ne ferions rien avec grâce.
      Né fariam ré amb mércès.
      Jamais un lourdaud quoi qu’il fasse,
      Jamaï ùn modorré tôt-bén qué fagà
      ne saurait passer pour galant.
      né saùprià passar per ùn plaséntièr.
      Peu de gens, que le ciel chérit et gratifie,
      Paùc dé génts, qué ló cél calhinià é subrépagà ,
      ont le don d’agréer infus avec la vie.
      an ló balhançà dé grasir éngalà amb la vidà.
      C’est un point qu’il leur faut laisser,
      Aquo és ùn ponch qué lor cal daïssar,
      et ne pas ressembler à l’Âne de la fable,
      é né pas sémblar à l’Asé dé la faùla,
      qui pour se rendre plus aimable
      qué per sé tórnar maï aïmadis
      et plus cher à son maître ,alla le caresser.
      é maï car à séù méstrè, anèt ló manhagar.
      « Comment ! Disait-il en son âme ,
      « Consi ! Disia én séù anma,
      ce chien parce qu’il est mignon,
      aquel gós per dé qué és coïndé,
      vivra de pair à compagnon
      viùra dé par à companhón
      avec Monsieur, avec Madame ;
      amb Sénhèr, amb Donà ;
      et j’aurai des coups de bâton!
      é aùraï dés cops dé brocs !
      Que fait-il ? Il donne la patte ;
      qué fa ? Balha la patà ;
      puis aussitôt il est baisé ;
      péùï tanléù és pinat ;
      s’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
      si én cal faïré tant per-tal qué sé mé afflatà,
      cela n’est pas bien malaisé »
      aquo n’és pas bén désaïsit »
      Dans cette admirable pensée,
      Dins aquéla rémiradóïra pénsada,
      voyant son maître en joie, il s’en vient lourdement,
      vésént séù Maistré én gaug, s’én vén pésugamént,
      lève une corne toute usée,
      léva ùna banà tóta aperfréchadà
      la lui porte au menton fort amoureusement,
      én el la porta al méntón fort amórosamént,
      non sans accompagner, pour plus grand ornement,
      nó sén acompanhar, per maï grand ondramént,
      de son chant gracieux cette action hardie.
      dé séù cant gaùbios aquéla actatgè ardida.
      « Oh ! Oh!Quelle caresse ! Et quelle mélodie !
      « Oh!Oh ! Quané manhógónà ! É quané mósélà !
      Dit le Maître aussitôt. Holà , Martin- bâton ! »
      Dis ló Méstré tanléù. Hola, Martin-broc ! »
      Martin-bâton accourt ; l’Âne change de ton,
      Martin-broc acórris ; l’Asé cambià dé tón,
      ainsi finit la comédie.
      atal acabà la cómédià.

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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