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Le chapeau de Mireille (G. Brassens)

  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Alain Jegou, le 17-10-2008 08:27.
  • Créateur
    Sujet
  • #2604506
    Christiane
      • Sujet: 303
      • Réponses: 5824

      Le chapeau de Mireille,
      Quand en plein vol je l’ai rattrapé,
      Entre Sète et Marseille,
      Quel est l’ bon vent qui l’avait chipé ?
      Le chapeau de Mireille,
      Quand en plein vol je l’ai rattrapé,
      Entre Sète et Marseille,
      Quel joli vent l’avait chipé ?
      C’est pas le zéphyr,
      N’aurait pu suffir’,
      C’est pas lui non plus
      L’aquilon joufflu,
      C’est pas pour autant
      L’autan.
      Non, mais c’est le plus fol
      Et le plus magistral
      De la bande à Eole,
      En un mot : le mistral.
      Il me la fit connaître,
      Aussi, dorénavant,
      Je ne mouds plus mon blé
      Qu’à des moulins à vent.

      Quand la jupe à Mireille
      Haut se troussa, haut se retroussa,
      Découvrant des merveilles :
      Quel est l’ bon vent qui s’est permis ça ?
      Quand la jupe à Mireille
      Haut se troussa, haut se retroussa,
      Découvrant des merveilles :
      Quel joli vent s’est permis ça ?
      C’est pas le zéphyr,
      N’aurait pu suffir’,
      C’est pas lui non plus,
      L’aquilon joufflu,
      C’est pas pour autant
      L’autan.
      Non, mais c’est le plus fol
      Et le plus magistral
      De la bande à Eole,
      En un mot : le mistral.
      Il me montra sa jambe,
      Aussi reconnaissant,
      Je lui laisse emporter
      Mes tuiles en passant.

      Quand j’embrassai Mireille,
      Qu’elle se cabra, qu’elle me rembarra,
      Me tira les oreilles,
      Quel est l’ bon vent qui retint son bras ?
      Quand j’embrassai Mireille,
      Qu’elle se cabra, qu’elle me rembarra,
      Me tira les oreilles,
      Quel joli vent retint son bras ?
      C’est pas le zéphyr,
      N’aurait pu suffir’,
      C’est pas lui non plus
      L’aquilon joufflu,
      C’est pas pour autant
      L’autan.
      Non, mais c’est le plus fol
      Et le plus magistral
      De la bande à Eole,
      En un mot : le mistral.
      Il m’épargna la gifle,
      Aussi, dessus mon toit
      Y’ avait un’ seul’ girouette
      Y’ en a maintenant trois.

      Et quand avec Mireille
      Dans le fossé on s’est enlacés,
      A l’ombre d’une treille,
      Quel est l’ bon vent qui nous a poussés ?
      Et quand avec Mireille
      Dans le fossé on s’est enlacés,
      A l’ombre d’une treille,
      Quel joli vent nous a poussés ?
      C’est pas le zéphyr,
      N’aurait pu suffir’,
      C’est pas lui non plus
      L’aquilon joufflu,
      C’est pas pour autant
      L’autan.
      Non, mais c’est le plus fol
      Et le plus magistral de la bande à Eole,
      En un mot : le mistral.
      Il me coucha sur elle,
      En échange aussitôt
      Je mis un’ voil’ de plus
      A mon petit bateau.

      Quand j’ai perdu Mireille,
      Que j’épanchai le cœur affligé
      Des larmes sans pareilles,
      Quel est l’ bon vent qui les a séchées ?
      Quand j’ai perdu Mireille,
      Que j’épanchai le cœur affligé
      Des larmes sans pareilles,
      Quel joli vent les a séchées ?
      C’est pas le zéphyr,
      N’aurait pu suffir’,
      C’est pas lui non plus
      L’aquilon joufflu,
      C’est pas pour autant
      L’autan,
      Non, mais c’est le plus fol
      Et le plus magistral
      De la bande à Eole,
      En un mot : le mistral.
      Il balaya ma peine
      Aussi, sans lésiner
      Je lui donne toujours
      Mes bœufs à décorner.

      Cette chanson fut aussi chantée par Marcel Amont entre autres …

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    • Auteur
      Réponses
      • #2745390
        France
          • Sujet: 408
          • Réponses: 2814

          Nos pensées se croisent, Soliane, j’avais également préparé cette jolie chanson, qui parle si bien du vent – et de l’amour !!

          Amitiés.

          Ouvrez l'oreille, chaque mot poss?de un coeur qui bouge. (Nimier)
        • #2745467
          Alain Jegou
            • Sujet: 153
            • Réponses: 1991

            très friand des chansons de Brassens, je ne connaissais pas cette dernière; merci.

            Alain

            c'est toujours quand il est parti qu'on se rend compte que le bonheur ?tait l?!
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