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Sujet
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LE CHARRETIER EMBOURBÉ
Ló Carrétièr énfangatLe cocher d’une voiture à foin
Ló cochièr d’ùna carri à fèn
vit son char embourbé.Le pauvre homme était loin
végèt séù car énfagat. Ló pàùr omé éra lùénh
de tout humain secours;c’était à la campagne.
dé tót oménénc séccór;aquo éra à la campéstrè.
Près d’un certain canton de la Basse-Bretagne,
Probèt d’ùn cèrt cantón dé la Baïssa-Brétanhà,
appelé Quimper-Corentin.
sónat Quimper-Corentin.
On sait assez que le Destin
Sé sap pró qué ló Éndévén
adresse là les gens quand il veut qu’on enrage.
adréïça aqui lés génts quora vol qué énrabia.
Dieu nous préserve du voyage!
Diéù nós régandi del viatgè!
Pour venir au Charretier embourbé dans ces lieux,
Per vénir al Carrétièr énfangat dins aquéls lùocs,
le voilà qui déteste et jure de son mieux,
ló vaïci qué aïssórà é jura dé séù milhór,
pestant en sa fureur extrême,
répótéjant én séù furór estrèma,
tantôt contre les trous,puis contre ses chevaux,
tandóra cóntra lés traùcs, pùéï cóntra séùs cabals,
contre son char, contre lui-même.
cóntra séù car, cóntra el-météïs.
Il invoque à la fin le dieu dont les travaux
Énvoca à la fin ló diéù qué né lés óbràs
sont si célèbres dans le monde ;
són tant célébrès dins ló móndè ;
« Hercule, lui dit-il, aide-moi; si ton dos
« Érculès, el dis, ajuda-mé ;si téù ésquina
a porté la machine ronde
a pórtat la maccina rédond
ton bras peut me tirer d’ici »
téù brac pot mé tirar d’aïci »Sa prière étant faite, il entend dans la nue
Séù préga éssént fachat,aùsis dins la niù
une voix qui lui parle ainsi ;
ùna votz qué en el parla atal :
« Hercule veut qu’on se remue,
« Érculès vol qué sé réména,
puis il aide les gens .Regarde d’où provient
pùéï ajuda lés génts. Agacha d’ónt provèn
l’achoppement qui te retient ;
l’acipamént qué té récótà ;
ôte autour de chaque roue
osta abradol dé cada róda
ce malheureux mortier, cette maudite boue
aquel malastrós mortièr,aquéla malasida fangà
qui jusqu’à l’essieu les enduit ;
qué fin à l’aïssél lés bardissa ;
prends ta pioche, et me romps ce caillou qui te nuit ;
prén téù éstraçadór, é mé ésberla aquel calhaù qué té nóï ;
comble-moi cette ornière. As-tu fait ? Oui dit l’homme.
claùfis-mé aquéla rodénal. As fach ? Oc dis l’ómè.
Or bien je vais t’aider, dit la voix ; prends ton fouet,
Or plà vaï t’ajudar, dis la votz ; prén téù flisquèt,
Je l’ai pris .. Qu’est ceci ? Mon char marche à souhait.
L’aï près..Qu’és aquo ? Méù car camina à orat.
Hercule en soit loué ! » Lors la voix : « Tu vois comme
Érculès én siaga lógat » Très la votz : « Vésès cóma
tes chevaux aisément se sont tirés de là.
téùs cabals aïsidamént sé són tirats d’aqui.
Aide-toi , le ciel t’aidera !
Ajuda-tè, ló cél t’ajudara !JEAN DE LA FONTAINE
la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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