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Sujet
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Les eaux en cascade. Les puits en forêts.
Une seule feuille entre mes doigts. Un village. Quelques lampes glissant dans mon histoire.
Sous un duo de soleil et d’ombre, le Temple près de l’Eglise.
Les voies se touchent. Entre deux toits qui obstruent le firmament, le ciel se devine… Il faut y croire !
Le banc se perd et le vent remplit sa toile.
Je sors de la Mairie… Verre réfléchi !
Les façades renvoient les roses. Tout repose dans l’édifice ouvragé des aînés. Ne change rien à ce qui a été fait, se retrouve seulement ravalé.
Quelques pierres se déchaussent des murs. Un lierre rampe dans la fissure, délivrant ses parfums de verdure…
L’espoir me trace un chemin. Je suis mon étoile, grimpe au fond de l’univers. Une maison m’ouvre son cœur… Je viens aux Ecritures !
Je dis sans être. Les pages défilent sans en retenir une… Je passe !
Un regain d’herbe coupée pénètre la mélancolie qui brûle.
Je suis près de la cheminée, à remuer la cendre… Nie mes racines au pied de l’arbre !
Un bain de chaux taloche les murs d’échos.
La lenteur grave s’habitue à la lampe ; sue une présence au moindre fil de cristal qui passe sur la branche… Je n’y crois pas !
Le silence qui suit, accentue une note tendue aux quatre coins de la nappe écrue, pour un moment de lune.
Je bois un thé.
Une ruche se met aussitôt en route, pour quelqu’un qui ne viendra pas dans le cœur d’attendre aux brisants des fenêtres… J’ai tout le seuil pour entrer !
Une pluie d’astres berce les oiseaux blottis dans le buis, pour faire un bois de rêve… Il m’attendait !
Une main me sert tout ce que j’espère. Je marche à l’intérieur des terres… Je ne sais plus !
J’écoute assise, plus près du feu.
Tout ce qui suit, sera de mots écrits sur le cadastre qui déplie l’échelle des naissances… Je recule !
Naître dans cet endroit, c’est pour y rester, y mourir, y revenir après.
Je tombe les clés sous les coups frappés au carreau.
Mes doigts s’éclairent de venir aux lignes de vie. Tout part dans les branches… Je nais !
Le soleil fait une fontaine. Une larme se répand dans toute la vallée.
Je parcours le livre « Gentilshommes verriers » sans plus savoir qui je suis… C’est ma famille !
Les sources mûres des quatre saisons et des quatre lunes fleurissent les ruisseaux.
Je ramasse dans la fougère, dans le grès, dans la lumière, soufflée de verre, ma vie.
Les vitres brillent sous l’anneau !
Je suis faite de pierre, de lampe.
Le village n’a pas fini ses siècles.
C’est la fête de verriers. « La Réveillée »(L’anneau des lampes)

Ema 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
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