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Sujet
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Vidéo Le FAUCON ET LE CHAPON
Ló Falcón é ló CapónUne traîtresse voix bien souvent vous appelle ;
ne vous pressez donc nullement ;
Una traïdóréssa votz plà sóvén vós sóna ;
né quichatz dónca niéntamént ;
ce n’était pas un sot, non,non, et croyez-m’en,
que le chien de Jean Nivelle,
un citoyen du Mans, chapon de son métier,
aquel n’éra pas ùn bajoc, nó,nó, é crésètz-m’én,
qué ló gós dé Joan Nivéllé,
ùn cintandam del Mans, capón dé séù méstièr,
était sommé de comparaître
par-devant les lares du maître,
au pied d’un tribunal que nous nommons foyer.
Éra cómonit dé cómparir
per-davàn lés larès del méstrè,
al pès d’ùn jutjarià qué noménam fogal.
Tout les gens lui criaient, pour déguiser la chose :
« Petit,petit,petit ! » Mais loin de s’y fier,
le Normand et demi laissait les gens crier.
Tót lés génts à el cridabam, tà désguisar la caùsa :
« Pichón,pichón, pichón ! » Mas lént dé s’i fisar,
ló Normand é mièg daïssava lés génts cridar.
« Serviteur, disait-il, votre appât est grossier ;
on ne m’y tiens pas, et pour cause »
« Servidór, disian vostré éscà és vilanal;
sé né m’i tén pas, é tà éncaùsa »
Cependant un Faucon sur sa perche voyait
notre Manceau qui s’enfuyait.
Caquélà ùn Falcón sus séù pergà vésia
nostré Mancél qué s’énsalvavà.
Les Chapons ont en nous fort peu de confiance,
soit instinct, soit expérience.
Lés Capóns an én nós fort paùc dé fisadà,
siaga éstinctè, siaga éspérimént.
Celui-ci qui ne fut qu’avec peine attrapé,
devait le lendemain ,être d’un grand soupé,
Aquesté qué né foguèt qu’amb péna agantat,
dévia ló éndéman, estré d’ùn naùt sópat,
fort à l’aise en un plat, honneur dont la volaille
se serait passé aisément.
fort àl féri én ùn plat, onór que la galinhiara
sé seria passat aïsidamént.
L’oiseau chasseur lui dit: » Ton peu d’entendement
me rend tout étonné. Vous n’êtes que racaille,
gens grossiers, sans esprit, à qui l’on n’apprend rien.
L’aùcél cacaïré à el dis: » Téù paùc d’éntendamént
mé rénd tót éstónat. Né sètz que gorrinalhà,
génts décaùsits, sén éspérit, a cal sé n’aprén rè.
Pour moi , je sais chasser, et revenir au maître.
Le vois-tu par la fenêtre?
Tà ïéù, sabi caçar, é s’én tórnar al méstré.
Ló vésès per la fénestrà?
Il t’attend, es-tu sourd? Je n’entends que trop bien,
répartit le Chapon; mais que me veut-il dire?
T’aspéran sias sorb? N’aùsissi qué trop plà
coéquèt ló Capón ; mas qué mé vol dirè?
Et ce beau cuisinier armé d’un grand couteau?
Reviendrais-tu pour cet appeau?
É aquel pólit coïsinièr armat d’ùn naùt cótél?
S’én tórnarias tà aquel piùdel?
Laisse-moi fuir; cesse de rire
de l’indocilité qui me fais envoler
lorsque d’un ton si doux on s’en vient m’appeler.
Daïssa-mé fugir; désflaca dé riré
dé la caminór qué mé fa énaùrar
quora d’ùn tón dolcé sé én vén mé sónar.
Si tu voyais mettre à la broche
tous les jours autant de Faucons,
Si vesias botar à la astadà
tót les jorns tant dé Falcóns,
que j’y vois mettre autant de Chapons,
tu ne me ferais pas un semblable reproche. »
qué i vési botar tant dé Capóns,
né mé farias pas ùn sémbladór réscat. »JEAN DE LA FONTAINE
la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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