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Sujet
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Le vent s’habille.
Les branches, pêle-mêle, tombent en ivraie sous le soleil bleu jusqu’au portique du soir.
Rues qui s’aimantent et descendent à l’écoute des chants qui frappent aux portes,
le ciel a dans l’herbe ce que la terre hisse…
le feu de la Saint-Jean crépite.La ronde passe dans les mains des filles et des garçons,
liant les ballets autour des flammes qui s’échappent en fuseaux du bois mort.
La lune étincelle, dévide sa laine sur le lavoir. Un temps sort du bémol sa force chaude.
Buvant son lait à la meule du soir…
le jour et la nuit s’enroulent dans un ruban d’étoiles.
Prêtant corps à la farandole, le bout du monde est à côté de nous.
L’été frissonne de la robe qui flamboie.Autour de la mêlée,
la nuit vient à grandes enjambées se jeter dans les cordes
qui attirent le haut dans un sac de gerbes folles.
La voix pleine d’étincelles…
les garçons frottent leurs mains ; blanchissant l’écho de leurs doigts
pour franchir d’un saut le feu dévorant, et rejoindre la plus brûlante des filles
qui perce à travers les fagots, où se décide la flamme…Nous allumions tous le même feu.

EMA 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
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