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Sujet
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[…]La mode n’était déjà plus au latin et la modernité semblait renvoyer l’antiquité au néant pour la remplacer par la télévision et les fusées ; c’était l’apparition du jean, du rock et des yé-yés. L’Amérique, ses automobiles et sa musique faisaient rêver dans le jeu de miroirs et de la liberté. Tout devenait possible. Le soir dans notre dortoir, clandestinement nous écoutions avec un transistor « Jazz dans la nuit », l’émission culte de José Arthur
Le monde capitaliste allait tout balayer, il nous offrait déjà la promesse du paradis de la consommation. James Dean devenait une icône ; il remplaçait la pâle figure des poètes romantiques et leur mal être. Marylin imposait l’image de la blonde capiteuse qui faisait fantasmer du simple citoyen au président. Le cinéma italien lui tenait tête avec ses beautés incroyablement sensuelles ; deux mondes par ses canons esthétiques s’affrontaient sur les écrans. […]
Pierre-Louis SESTIER
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