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LE LIEVRE ET LA TORTUE oc

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par poussines jean-michel, le 16-12-2015 14:08.
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  • #2643602
    poussines jean-michel
      • Sujet: 621
      • Réponses: 398

      LE LIEVRE ET LA TORTUE
      La Lèbré é la Tortuga

      Rien ne sert de courir;il faut partir à point ;
      Rè né sèrt dé corrir , cal partir à ponch ;
      le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
      ló Lébré é la Tortuga én són ùn téstimoni.
      « Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
      ‘Pénham, dis aquésta, qué n’adéstranètz ponch
      sitôt que moi ce but. Sitôt ! Êtes-vous sage ?
      tanléù qué ïéù aquel tóca. Tanléù ! Sètz sabi ?
      Répartit l’animal léger ;
      Coéquèt la béstia léùgiéra ;
      ma commère il vous faut purger
      méù cóméïré vós cal purgar
      avec quatre grains d’éllébore.
      amb quatré grans dé varaïnè.
      Sage ou non je parie encore »
      Sabi ó nó jógà éncaïré »
      Ainsi fut fait;et de tous deux
      Atal foguèt fach é dé tótès dós
      on mit près du but les enjeux ;
      sé métèt près dél tóca lés énjocs ;
      savoir quoi ce n’est pas l’affaire,
      sabèr qué aquo n’és pas l’afar,
      ni de quel juge l’on convint.
      ni dé cal jutgè cónvinguèt.
      Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ;
      Nostrè Lébré n’avia qué quatrè pas à faïré ;
      j’entends de ceux qu’il fait lorsque , prêt d’être atteint,
      aùsissi dé aquélés qué fa quora, prést d’éstrè adéstrat,
      il s’éloigne des chiens, les renvoie aux calandes,
      s’alonha dés gós, lés rémanda a las caléndas,
      et leur fait arpenter les landes.
      é lor fa artélhar las landas.
      Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
      Agént, disi , del témps dé démórar per abroquir,
      pour dormir, et pour écouter
      per dórmir, é per éscótar
      d’où vient le vent,il laisse la Tortue
      d’aóùnté vén ló vént, daïssa la Tortuga
      aller son train de sénateur.
      anar séù trèn dé sénatór.

      Elle part, elle s’évertue,
      partis, s’ésperfórça,
      elle se hâte avec lenteur.
      s’éntacha amb léntór.
      Lui cependant méprise une telle victoire,
      Él caquéla mésprèsa ùn tal véncimént,
      tient la gageure à peu de gloire,
      tén la éndémèsi à pàù dé gloria,
      croit qu’il y va de son honneur
      créï qué i và dé séù onór
      de partir tard. Il broute, il se repose ;
      dé partir tard. Abroquis, sé répaùsa ;
      il s’amuse à toute autre chose
      s’amusa à tóta aùtré caùsa
      qu’à la gageure . A la fin quand il vit
      qu’ à la éndémèsi. A la fin quora végèt
      que l’autre touchait presque au bout de la carrière,
      qué l’aùtré tócavà gaïrébèn al chabón dé la péïriéra,
      il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit
      partiguèt cóma ùn matras ; mas las moùtas qué faguèt
      furent vains ; la Tortue arriva la première.
      foguèron bufècs ; la Tortuga arribèt la primiéra.
      « Eh bien ! Lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
      « Éh bén ! Én el cridèt, aviaï pas rasón ?
      De quoi vous sert votre vitesse ?
      Dé qué vós sérvis vostrè aviadéssa ?
      Moi l’emporter ! Et que serais-ce,
      ïéù l’émpórtar ! É qué séria aquo,
      si vous portiez une maison ?
      si vós pórtètz ùna óstal. »

      JEAN DE LA FONTAINE et merci à mes fidèles lecteurs

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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