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Sujet
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je crois que c’est la der avec le chien!
LE LOUP ET LE CHIEN MAIGRE
Ló Lop é ló Gós magréAutrefois Carpillon fretin
Aùtrescops Éscarpot gróadùm
eut beau prêcher, il eut beau dire,
aguèt bél sérmónar, aguèt bél diré,
on le mit dans la poêle à frire.
sé ló métèt dins la padénà à frégir.
Je fis voir que lâcher ce qu’on a dans la main,
Faguéri véïré qué lascar aquo qué sé a dins la man
sous espoir de grosse aventure,
jós éspèr dé gróssa avéntura,
est imprudence toute pure.
és déscaùtélà tóta éscléta.
Le pêcheur eut raison ;Carpillon n’eut pas tort;
Ló péscaïré aguèt rason;Éscarpot n’aguèt pas tort ;
chacun dit ce qu’il peut pour défendre sa vie.
cadùn dis aquo qué pot per dévésèr séù vidà.
Maintenant il faut que j’appuie
Ara cal qué apùéigi
ce que j’avançais lors, de quelque trait encore.
aquo qué avançavà trè, dé calqué trach éncaïré.
Certain Loup, aussi sot que le pêcheur fut sage,
Cert Lop ,tanbén bajoc qué ló péscaïré foguèt sabi,
trouvant un chien hors du village,
trapant ùn gós fora dél vilatgè,
s’en allait l’emporter. Le Chien représenta
s’én anava l’émpórtar. Ló Gós rétirpèt
sa maigreur :« Là ne plaise à votre Seigneurie
séù magrésa : « Aqui né agradà a vostré Sénhora
de me prendre en cet état- là;
dé mé préndrè én aquel éstat aqui ;
attendez ; mon maître marie
éspératz ; méù méstré marida
sa fille unique, et vous jugez
séù drola unénca, é jutjatz
qu’étant de noce il faut, malgré moi, que j’engraisse»
qué éssént dé nóça cal,maldéspièch mé, qué éngraïssa »Le Loup le croit, le Loup le laisse.
Ló Lop créï el, ló Lop daïssa el.
Le Loup, quelques jours écoulés,
Ló Lop, calqués jorns adótsats
revient voir si son Chien n’est pas meilleur à prendre ;
rétorna véïré si séù gós n’és pas milhór à préndrè ;
mais le drôle était au logis.
mas ló risolièr éra a l’albergada.
Il dit au Loup par un treillis :
Dis al Lop per ùn trélis :
« Ami, je vais sortir ; et si tu veux attendre,
« Amic, vaï sórtir ; é si vólès éspérar
le portier du logis et moi
ló pórtiér dé l’albergada é ïéù
nous serons tout à l’heure à toi »
séram tót a l’óra a téù »
Ce portier du logis était un chien énorme,
Aquél pórtiér dé l’albergada éra ùn gós subrégós,
expédiant les loups en forme.
déspachant lés lops én fórma.
Celui-ci s’en douta. « Serviteur au portier »
Aquésté s’én dopta. « Servidor al pórtiér »
dit-il ; et de courir. Il était fort agile ;
dis ; é dé corrir.Éra fort déstrécat ;
mais il n’était pas fort habile ;
mas n’éra pas fort aptit ;
ce loup ne savait pas encore son métier.
Aquél lop né sabia pas éncaïré séù méstièr.JEAN DE LA FONTAINE
la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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