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LE MAL MARIÉ

  • Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par TIZI MOHAMED, le 09-05-2021 15:06.
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    Sujet
  • #2683895
    poussines jean-michel
      • Sujet: 621
      • Réponses: 398

      LE MAL MARIÉ
      Ló Mal Maridat

      Que le bon soit toujours camarade du beau,
      Qué ló bóù siaga totjorn camaradè dél pólit,
      dès demain je chercherai femme;
      trè déma cércaraï fémna;
      mais comme le divorce entre eux n’est pas nouveau,
      mas cóma ló désmaridamént éntra élès n’és pas nóvél
      et que peu de beaux corps, hôtes d’une belle âme,
      é qué pàùc dé pólits cors, óstalièrs d’ùna pólida anmà,
      assemblent l’un et l’autre point.
      amassan l’ùn é l’aùtrè ponch.
      Ne trouvez pas mauvais que je ne cherche point.
      Né trapatz pas marrit qué né cérqui ponch.
      J’ai vu beaucoup d’hymens; aucun d’eux ne me tente ;
      Aï vist fórça córónélà; pas-cap d’élés né mé ténta ;
      cependant des humains presque les quatre parts
      caquéla dès oménéncs gaïrabén lés quatré parts
      s’exposent hardiment au plus grand des hasards;
      s’éspaùsan ardidamént al maï grand dès càs;
      les quatre parts aussi des humains se repentent.
      lés quatré parts tanléù dés oménéncs sé pénédénçan.
      J’en vais alléguer un qui , s’étant repenti,
      Én vaï alégar ùn qué, s’éssènt pénédénçat,
      ne put trouver d’autre part
      né poguèt trapard’aùtré part
      que de renvoyer son épouse,
      qué dé émbadir séù éspósà,
      querelleuse, avare, et jalouse.
      garolhósà, tracanà, é gélósa.
      Rien ne la contentait, rien n’était comme il faut;
      Rè né la cónténtava, rè n’éra cómà cal;
      on se levait trop tard, on se couchait trop tôt;
      sé lévava trop tard, sé cólçavà trop léù ;
      puis du blanc, puis du noir,puis encore autre chose.
      pùéï dé blanc,pùéï dé négrè,pùéï éncaïrè aùtré caùsà.
      Les valets enrageaient; l’époux était à bout.
      Lés vaïlèts énrabiavan; l’éspós éra al chabón.
      « Monsieur ne songe à rien, monsieur dépense tout,
      « Sénhèr né sosca à rè, sénhèr déspénsa tót,
      monsieur court, monsieur se repose»
      sénhèr córris, sénhèr sé répàùsa»
      Elle en dit tant que monsieur à la fin,
      Én dis tant qué sénhèr à la fin,
      lassé d’entendre un tel lutin,
      alassat d’aùsir ùn tal nochin,
      vous la renvoie à la campagne
      vós la émbaùdis à la campéstrè
      chez ses parents. La voilà donc compagne
      co séùs païrénts. La vaïci dónca fémna
      de certains Philis qui gardent les dindons
      dé cèrt Philis qué gardan lés piots
      avec les gardeurs de cochons.
      amb lés gardéjadórs dé pórcinas.
      Au bout de quelque temps qu’on la crut adoucie,
      Al chabón dé calqué témps qué sé la créguèt amóflatà,
      le mari la reprend. «Eh bien ! Qu’avez-vous fait ?
      ló marrit la réprèn. «Éh bén ! Qué avètz-vós fach ?
      Comment passiez-vous votre vie?
      Cónci passavètz vostrè vida?
      L’innocence des champs est-elle votre fait?
      La désculpénça dés camps és vostré fach?
      « Assez, dit-elle, mais ma peine
      « Pró, dis, mas méù pénà
      était de voir les gens plus paresseux qu’ici;
      éra dé véïrè lés génts maï pigrès qué aïci;
      ils n’ont des troupeaux nul souci.
      n’ an dés trópèls niént pénsamént.
      Je leur savais bien dire, et m’attirais la haine
      Lor sabiaï plà dirè, é m’atrachavi la asiramént
      de tous ces gens si peu soigneux.
      dé tótès aquélés génts tant pàù récaptós.

      « Eh ! Madame, reprit son époux tout à l’heure,
      « Éh ! Donà, coéquèt séù éspós tót à l’óra,
      si votre esprit est si hargneux
      si vostrè éspérit és tant rénós
      que le monde qui ne demeure
      qué ló móndè qué né démóra
      qu’un moment avec vous, et ne revient qu’au soir,
      qu’ùn mómént amb vós , é né révèn qué al sèr,
      est déjà lassé de vous voir,
      és jà alassat dé vós véïrè,
      que feront les valets qui, toute la journée,
      qué faran lés vaïlèts qué, tóta la jórnada,
      vous verront contre eux déchaînée?
      vós véïran cóntra élés isalata ?
      Et que pourra faire un époux
      É qué pódra faïré ùn éspós
      que vous voulez qui soit jour et nuit avec vous?
      qué volètz qué siaga jorn é nèch amb vós ?
      Retournez au village ; adieu. Si de ma vie
      Rétórnètz al vilatgè ; adiéù. Si dé méù vida
      je vous rappelle et qu’il m’en prenne envie,
      vós récórdi é qué m’én préngà énvèja,
      puissé-je chez les morts avoir, pour mes péchés,
      posqui co lés morts avèr, tà méùs péscats,
      deux femmes comme vous sans cesse à mes côtés»
      dós fémnas cóma vós à téngut à méùs cóstas »

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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