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LE MARI ETC L aFontaine

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par poussines jean-michel, le 24-02-2019 08:11.
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  • #2666151
    poussines jean-michel
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      • Réponses: 398

      LE MARI ,LA FEMME ET LE VOLEUR
      Ló Marit, la Fémna é ló Raùbaïré

      Un mari fort amoureux
      Un marit fort amórós,
      fort amoureux de sa femme,
      fort amórós dé séù fémna,
      bien qu’il fut jouissant se croyait malheureux.
      bén qué foguèt gaùssisént sé crésia malastrós.
      Jamais œillade de la dame,
      Jamaï ùlhada dé la dona,
      propos flatteur et gracieux,
      prépaùs aflatos é gaùbios,
      mot d’amitié, ni doux sourire
      dicción d’amistat, ni dólcé risólèg
      déifiant le pauvre sire,
      défisant ló pàùr sénhèr ,
      n’avaient fait soupçonner qu’il fut vraiment chéri.
      n’avian fach suspiçonar qué foguèt bravamént calinhat.
      Je le crois ; c’était un mari.
      Ló crési, aquo éra ùn marit.
      Il ne tint point à l’hyménée,
      Né tinguèt ponch à ló corónat,
      que, content de sa destiné,
      qué, cóntént dé séù éndévént,
      il n’en remerciât les dieux.
      n’én mercégèt lés diéùx.
      Mais quoi ? Si l’amour n’assaisonne
      Mas qué ? Si l’amór n’adóbùma
      les plaisirs que l’hymen nous donne,
      lés plasérs qué ló coronélas nós balha,
      je ne vois pas qu’on en soit mieux.
      né vési pas qué sé én siaga milhór.
      Notre épouse étant donc de la sorte bâtie,
      Nostré éspósà éran dóncas dé la agréï bastida,
      et n’ayant caressé son mari de sa vie,
      é n’agént manhagat séù marit dé éù vida,
      il en faisait sa plainte une nuit. Un voleur
      én fasia séù aïssa ùna nùèch. Un raùbaïré

      interrompit la doléance.
      arómpiguèt la dólénça.
      La pauvre femme eut si grand peur
      La pàùr fémna aguèt tant granda pàùr
      qu’elle chercha quelque assurance
      qué cerquèt calqué asségurança
      entre les bras de son époux.
      éntré lés bracs dé séù éspós.
      « Ami voleur, dit-il, sans toi ce bien si doux
      « Amic raùbaraïré, dis, sén téù aquél bén tant dólcé
      me serait inconnu.Prends donc en récompense
      mé séria déscónéscut. Prén dóncas én gasardómamént
      tout ce qui peut chez nous être à ta bienséance ;
      tót aquo qué pot co nós éstrè à téù bénéstanca ;
      prends le logis aussi » Les voleurs ne sont pas
      prèn la albergada tanbén » Lés raùbaïrés né són pas
      gens honteux ni fort délicats ;
      génts vérgónhas ni fort éspécunhós
      celui-ci fit sa main. Je conclus de ce conte
      aquésté faguèt sa man. Conclusi dé aqel conté
      que la plus forte passion
      qué la maï forte passión
      c’est la peur ; elle fait vaincre l’aversion,
      aquo és la pàùr ; fa véncir la odi,
      et l’amour quelquefois ; quelque fois il la dompte ;
      é l’amór calquécops ; calquécops la dóndà ;
      j’en ai pour preuve cet amant
      én aï tà próva aquél aïmadór
      qui brûla sa maison pour embrasser sa dame,
      qué crémèt séù óstal tà pótónar séù donà,
      l’emportant à travers la flamme.
      l’ émpórtant à très la flamba.
      J’aime assez cet emportement ;
      Aïmi pró aquél émpórtamént ;
      le conte m’en a plu toujours infiniment
      ló cónté m’én a plogut totjorn désterménadamént
      il est bien une âme espagnole,
      és plà d’ùna anmà éspanhola,
      et plus grande encore que folle.
      é maï grandé éncaïré qué fadà.
      Jean de la Fontaine

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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