Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

LE MOTEUR BLANC… André DU BOUCHET

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par EMA, le 27-12-2008 18:23.
  • Créateur
    Sujet
  • #2605388
    EMA
      • Sujet: 213
      • Réponses: 778

      Ce feu comme une main ouverte auquel je renonce à donner un nom. Si la réalité est venue entre nous comme un coin et nous a séparés, c’est que j’étais trop près de cette chaleur, de ce feu.

      Alors, tu as vu ces éclats de vent, ces grands disques de pain rompu, dans le pays brun, comme un marteau hors de la gangue qui nage contre le courant sans rides dont on n’aperçoit que le lit rugueux, la route.

      Ces fins éclats, ces grandes lames déposées par le vent.

      Les pierres dressées, l’herbe à genoux. Et ce que je ne connais pas de profil et de dos, dès qu’il se tait : toi, comme la nuit.

      Tu t’éloignes.

      Ce feu dételé, ce feu qui n’est pas épuisé et qui nous embrase, comme un arbre, le long du talus.

      Ce qui demeure après le feu, se sont les pierres disqualifiées, les pierres froides, la monnaie de cendre dans le champ.

      Il y a encore la carrosserie de l’écume qui cliquette comme si elle rejaillissait de l’arbre ancré dans la terre aux ongles cassés, cette tête qui émerge et s’ordonne, et le silence qui nous réclame comme un grand champ.

      😆

      Toi l'ineffable devenir,
      Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.