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Le sonnet d’Arvers

  • Ce sujet contient 4 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par ThierryCABOT, le 31-05-2021 15:19.
  • Créateur
    Sujet
  • #2684978
    ThierryCABOT
      • Sujet: 312
      • Réponses: 739

      Selon des statistiques plutôt dignes de foi, cinq cent mille de nos compatriotes environ s’adonneraient aujourd’hui à l’écriture poétique. Ce nombre d’ailleurs semble pour le moins sous-estimé si l’on tient compte des engouements passagers pour cette pratique littéraire, constatées chez beaucoup d’adolescents.
      Quand on remonte le temps, on peut donc dire, sans risque de se tromper, que des milliards de poèmes, au bas mot, ont été composés en langue française.
      Or, parmi tant de candidats à la célébrité, surnagent tout au plus dans « l’océan des âges » quarante ou cinquante auteurs, portés par des vents favorables. En résumé, une broutille…
      Quelques-uns, encore moins nombreux, occupent le devant de la scène, et il s’agit là d’un phénomène non plus « rare » mais « rarissime ».
      Un poète du dix-neuvième siècle, ami d’Alfred de Musset, se signala, lui, par un seul texte, extrait du recueil de poésie intitulé « Mes heures perdues », un simple sonnet – qui, rançon de la gloire, fut pastiché maintes fois au fil des années – un sonnet d’amoureux transi, dans lequel il s’éleva soudain au-dessus de lui-même.
      « Mon âme a son secret, ma vie a son mystère… »
      Fait étrange, aucune de ses œuvres poétiques n’avait jusque-là suscité d’intérêt.
      Félix Arvers, au talent pourtant assez mince, saurait tout à coup en quatorze vers renverser la situation au point de se dépasser, de se transcender, jusqu’à boire la lumière.
      Voilà que des sentiments si purs, si forts, jamais payés de retour, allaient lui valoir, contre toute attente, les suffrages de la postérité. Oui, l’amour, exclusivement lui, tout à la fois impérieux et sublimé, le hisserait bientôt au rang des meilleurs poètes, une fois, une unique fois !
      Un amour ignoré de celle qui l’avait inspiré :
      « Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu.. »
      Un amour sans perspective, marqué du sceau de la souffrance.
      Et c’est bien un moment inoubliable, une heure bénie entre toutes que la naissance de cette merveille, déposée aux pieds d’une femme dont nous ignorons toujours l’identité.

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    • Auteur
      Réponses
      • #3311888
        Mascotte d'Oasis
        Marie-Thérèse H.
          • Sujet: 1727
          • Réponses: 26263

          On le sait la poésie n’amène aucune gloire en particulier hélas !!

        • #3312559
          ThierryCABOT
            • Sujet: 312
            • Réponses: 739

            Merci, Dolorès, pour votre commentaire.
            Ce fut pourtant le cas d’Arvers dont le fameux sonnet a traversé le temps.
            Excellent dimanche !
            Amicalement.
            Thierry

          • #3314372
            Sybilla
            Maître des clés
              • Sujet: 5464
              • Réponses: 79667

              Bonsoir Thierry,

              Très peu sortent du lot, beaucoup resteront éternellement inconnus en dehors des membres de leur famille et de quelques amis !
              Superbe !

              Belle soirée !
              Amitiés
              Sybilla

              Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
            • #3314517
              ThierryCABOT
                • Sujet: 312
                • Réponses: 739

                Encore merci, Sybilla.
                Vous avez raison ; peu de poètes échappent au quasi anonymat.
                Le cas d’Arvers est d’autant plus intéressant que la postérité n’a retenu de lui qu’un seul poème, un sonnet dédié à celle qui ignorait même l’amour qu’elle lui inspirait.
                Amicalement et à bientôt.
                Thierry

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