-
Sujet
-
Quelquefois, lorsque dans ma tête flotte une poésie, il m’apparait brièvement. Je veux l’atteindre, le saisir, l’attraper mais il m’échappe. Il s’éloigne en me narguant, fier et puissant. Je marche, je veux le retrouver, je sais qu’il est là, mais il disparait et j’ai beau cherché, il ne me reste que son vague souvenir. Je le sens, le module, l’appréhende sans jamais vraiment le comprendre. Il est beau, vif, têtu et jamais ne s’arrête. Quelquefois je le vois au bout d’un sentier ; je cours, je nage, je vole mais jamais je ne le touche. Il est mon rêve, mon but, mon idéal : le vers parfait. Celui qui dans son sens admet tous les autres, celui qui résonne différemment en chaque âme, celui qui enfin rendra la vue aux Hommes.
"Overhead the albatros hangs motionless upon the air
And deep beneath the rolling waves
In labyrinths of coral caves"Roger Waters, from Pink Floyd, in "Echoes", in [i]Meddle[/i]
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
