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L’ÉCREVISSE ET SA FILLE LA FONTAINE EN OC

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par poussines jean-michel, le 15-06-2016 06:38.
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  • #2647113
    poussines jean-michel
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      • Réponses: 398

      L’ÉCREVISSE ET SA FILLE
      LA CHAMBRÉ É SÉU DROLLA

      Les sages quelquefois, ainsi que l’Écrevisse,
      Lés sabis calquecops, atal qué la Chambrè
      marchent à reculons, tournent le dos au port.
      caminan à réïrons, viran l’ésquina al port.
      C’est l’art des matelots ; c’est aussi l’artifice
      Aquo és l’art dés naùtés ; aquo és tanbén l’artifièch
      de ceux qui , pour couvrir quelque puissant effort,
      dé aquélés qué, tà cóbrir calqué pódéros ésfort,
      envisagent un point directement contraire,
      énfacian ùn ponch dréchamént cóntraïré,
      et font vers ce lieu courir leur adversaire.
      é fan dévérs aquél lùoc córrir lor advérsièr.
      Mon sujet est petit, cet accessoire est grand ;
      Méù sicut és pichón, aquél acéssi és grand ;
      je pourrais l’appliquer à certain conquérant
      podraï l’aturar à cèrt consquitadór
      qui tout seul déconcerte une ligue à cent têtes.
      qué tót sól désarésa ùna liga à cént caps.
      Ce qu’il n’entreprend pas, et ce qu’il entreprend,
      Aquo qué n’éntrépan pas, é aquo qué éntrepan,
      n’est d’abord qu’un secret, puis devient des conquêtes.
      N’és d’arribal qu’ùn sécrèt, pùéï dévén dés conquistas.
      En vain l’on a les yeux sur ce qu’il veut cacher,
      Én bùfèc sé a lés ùèls sus aquo qué vol amagar,
      ce sont arrêts du Sort qu’on ne peut empêcher ;
      aquo són aplant del Sort qué né sé pot émpachar ;
      le torrent à la fin devient insurmontable.
      ló gaùdrè à la fin dévén déspójadis.
      Cent dieux sont impuissants contre un seul Jupiter,
      Cent diéùx són déspódéros cóntra ùn sól Joù,
      Louis et le Destin me semblent de concert
      Lois é ló Éndévén mé sémblan dé gamónia
      entraîner l’Univers. Venons à notre fable.
      éntraginar l’Univers . Véném à nostré faùla.

      Mère Écrevisse un jour à sa fille disait :
      Maïré Chambré ùn jorn à séù drolla disia :
      « Comme tu vas bon dieu ! Ne peu-tu marcher droit ? »
      « Cóma vas bóù diéù ! Né podès caminar dréch ? »
      « Et comme vous allez vous-même ! Dis la fille ;
      « É cóma anatz vós-météïs ! Dis la drolla ;
      puis-je autrement marcher que ne fait ma famille ?
      podi aùtrémént caminar qué né fa méù familha ?
      Veut-on que j’aille droit quand on y va tordu ? »
      Vol-sé qué ani dréch quora sé i va torsida ? »
      Elle avait raison ; la vertu
      Avia rasón ; la vertut
      de tout exemple domestique
      dé tót éïsémplé dométgè
      est universelle, et s’applique
      és universala, é s’atura
      en bien, en mal, en tout;fait des sages, des sots ;
      én plà, én mal, én tót ; fa dés sabis, dés bajocs ;
      beaucoup plus de ceux-ci . Quand à tourner le dos
      fórça maï dé aquélés-ci . Quora à virar l’ésquina
      à son but, j’y reviens ; la méthode en est bonne,
      à séù toca, i rétorni ; la métodè én és bóùna,
      surtout au métier de Bellone ;
      subrétot al méstièr dé Belloné ;
      mais il faut le faire à propos.
      Mas ló cal faïré à prépaùs.

      JEAN DE LA FONTAINE

      Béllone : déesse de la guerre

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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