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L’enfant seul ( OXMO PUCCINO)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par zero, le 22-07-2009 12:47.
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    zero
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      T’es comme une bougie
      Qu’on a oublié d’éteindre dans une chambre vide,
      Tu brilles entouré de gens sombres voulant te souffler
      Celui qui a le moins de jouets
      Le moins de chouchous
      Celui qu’on fait chier
      Le cœur meurtri et meurtrière est ta jalousie;
      L’enfant seul se méfie de tout le monde, pas par
      choix, mais dépit, pense qu’en guise d’amie
      Son ombre suffit
      Une solitude qui te suit jusque dans le sexe
      Mon texte coupe l’enfant seul en deux espèces :
      Ceux qui baisent à l’excès mais souhaiteraient se
      Fixer à une femme plutôt qu’à mille fesses
      Quand l’autre sorte écoute souvent la même
      Chanson dans le poste, et porte le deuil d’une
      Relation morte et reste l’œil humide.
      La tête baissée laisse le cœur sur l’estomac,
      L’estomac sur les genoux, ma tristesse n’a d’égale
      Que le coup de gueule muet de l’enfant seul
      Que nul ne calcule

      {Refrain:}
      T’es l’enfant seul
      Je sais que c’est toi
      Viens-tu des bas-fonds
      Ou des quartiers neufs ?
      Bref, au fond tous la même souffrance

      Mes mots s’emboîtent les gens s’y voient comme
      Dans une flaque d’eau, ça leur renvoie un triste reflet
      Mais est-ce ma faute ?
      T’es l’enfant seul c’est pas facile, on se comprend
      Peu l’ savent
      Que je le sache ça te surprend.
      Il mate par la vitre la solitude qui le mine
      Fait passer la quinine pour un sucre
      Faut être lucide, il faut qu’on se libère, disent-ils
      Ils n’en discutent pas, confondent la rime et l’acte
      La fuite et le suicide, un pact’, une promo sans tract
      Pas trop de mots nobody n’a capté le sale souhait
      L’envie de se laisser par le cou pendu,
      Pour punir les parents qui, pour aimer l’enfant,
      Ont trop attendu, car si l’amour est une course
      L’enfant naît c’est le départ en tête, l’embêtement
      En passe-temps en fait des parents bêtes !
      Maîtrise lancinante, sentiments en ciment sinon
      Dans six ans on me retrouve ciseaux dans le crâne
      Dans le sang gisant

      {au Refrain}

      L’enfant seul c’est l’inconnu muet du fond de classe
      Celui de qui l’on se moque, rond comme
      Coluche, ou le boss dans le hall, au groupe
      Massif l’os dans le steak haché plantant
      Chaque postulant à un poste,
      Vu que les conneries de gosse des rues couvrent
      Souvent un jeune qui souffre d’un gros gouffre affectif
      Grandir sans père c’est dur
      Même si la mère persévère
      Ça sert mais pas à trouver ses repères c’est sûr !
      Perdre sa mère c’est pire ! Demande à Pit j’t’assure
      T’as pas saisi enlève la mer de la Côte D’Azur
      Quand ces gosses poussent leur souffrance aussi
      Nous savons tous que personne ne guérit de son enfance
      Même un torse poilu ne peut oublier sa vie de
      Gosse du divorce rossé par son beau-père.
      L’enfant seul c’est toi, eux, lui, elle
      Oxmo Puccino voix de miel

      " Il y a des volcans dont l'embouchure est ? la mesure exacte de l'antique d?chirure..." (Aim? C?saire)
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