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Sujet
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L’ENFOUISSEUR ET SON COMPERE
Ló Enfotjaïré é séù cómpaïréUn pince-maille avait tant amassé
Un pécigas-malha avia tant acampat
qu’il ne savait où loger sa finance.
qué né sabia ónt lótjar séù finança.
L’avarice, compagnon et sœur de l’ignorance,
La tracanarià, companhonà é sóré dé la déssabénca
le rendait fort embarrassé
tórnavà el fort barrancat
dans le choix d’un dépositaire;
dins ló caùsimént dé ùn dépaùsaïré ;
car il en voulait un,et voici sa raison :
qué én vólia ùn, é vaïci séù rasón;
« L’objet tente;il faudra que ce monceau s’altère,
« Ló obèssé ténta; caldrà qué aquel monton s’assagà,
si je le laisse à la maison ;
si ló daïssa à l’óstal ;
moi-même de mon bien je serai le larron.
Ïéù-météïs de méù bén séraï ló laïrón.
Le larron ? Quoi ? Jouir,c’est se voler soi-mêm ?
Ló laïrón?Qué ? Gaùsir, aquo és sé raùbar séù-météïs ?
Mon ami ,j’ai pitié de ton erreur extrême.
Méù amic, aï piétat dé téù érror éstrèma.
Apprend de moi cette leçon :
Aprén dé ïéù aquéla léïssón :
le bien n’est bien qu’en tant que l’on peut s’en défaire;
ló bén n’és bén qué én tant qué sé pôt s’én désbarata ;
sans cela c’est un mal. Veux-tu le réserver
sén aquo, aquo és ùn mal. Vólès ló réservar
pour un âge et des temps qui n’en ont plus que faire?
per ùn édat é dés témps qué n’én an maï qué faïré?
La peine d’acquérir, le soin de conserver,
La péna dé aquésir, ló juvamént dé cervar,
ôtent le prix à l’or,qu’on croit si nécessaire »
ostran ló prètz à l’aùr, qué sé créï si nécitè»
Pour se décharger d’un tel soin,
Per sé déscargar d’ùn tal juvaméntNotre homme eût put trouver des gens sûrs au besoin.
Nostré omè aguèsse pogut trapar dés génts ségurs al bésón.
Il aima mieux la terre ; et prenant son compère,
Aima milhór la terra ; é prénént séù cómpaïré,
celui-ci l’aide. Ils vont enfouir le trésor.
Aquesté ló ajuda. Van énfatjar ló trésaùr.
Au bout de quelques temps l’homme va voir son or ;
Al cap dé calqués témps l’omè va véïré séù aùr;
il ne retrouva que le gîte .
né rétrapet qué ló jac.
Soupçonnant à bon droit le compère, il va vite
Suspiconant à bóù drèch ló cómpaïré, va léù
lui dire : «Appretez-vous ; car il me reste encore
diré én el : « Afachatz ; co mé démóra éncaïré
quelques deniers ; je veux les joindre à l’autre masse »
calqués dénièrs ; voli lés jùntar à l’aùtré massa »
Le compère aussitôt va remettre en sa place
Ló cómpaïré tantléù va rétornar én séù lùoga
l’argent volé ,prétendant bien
l’argént raùbat, préténdént plà
tout reprendre à la fois, sans qu’il n’y manqua rien.
tót répréndèr àl cop , sén qué n’i manquèt ré.
Mais, pour ce coup, l’autre fut sage ;
Mas per aquel cop, l’aùtré foguèt sabi ;
Il retint tout chez lui, résolu de jouir,
récótèt tôt co el, vértén dé gaùsir,
et le pauvre voleur,ne trouvant plus son gage,
é ló pàùr raùbaïré, ne trapant maï séù pénha,
pensa tomber de sa hauteur.
pénsèt tómbar dé séù naùtór.
Il n’est pas malaisé de tromper un trompeur.
N’és pas désaïsèt dé énganar ùn énganaïré.JEAN DE LA FONTAINE
la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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