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Les Halles de Paris. Les Frères Jacques (1951). dédié à Adeline

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Daniel Dive, le 23-05-2014 15:51.
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    Daniel Dive
      • Sujet: 2141
      • Réponses: 5677

      Une chanson que j’ai adoré pendant ma prime jeunesse. C’était une des chansons préférées de mon père qui avait travaillé aux Halles de Paris entre 1924 et 1941.

      « Y a les mains pleines de sang
      Qui portent des boeufs saignants » …….. Il a connu……

      Il adorait manger au « Pied de Cochon » quand on lui en laissait le temps.

      J’ai réussi à la retrouver enfin….

      Pour Adeline à qui cela rappellera certainement des choses, du temps où les Halles de Paris voulait dire quelque chose!!!!

      Paroles : Georges Bérard
      Musique : Georges Cornille

      Tra la, la, la, la près d’un p’tit hôtel
      Y a un’ ‘fille un’ fille,
      Y a un’ fille aux yeux de ciel
      Tra la, la, la, la, dans le p’tit hôtel
      Un garçon, garçon emmène la fille
      Aux yeux de ciel.

      Dans Les Halles de Paris
      Près de la rue Saint-Denis
      Y a tout un monde qui vit
      Et qui grouille dans la nuit
      Y a les mains pleines de sang
      Qui portent des boeufs saignants
      Y a le bruit des gros camions
      Qui transportent les poissons
      Et y a les trognons de choux
      Qui roulent vers les égouts
      Pyramides de carottes
      Que l’on va lier en bottes
      Des poireaux des échalotes
      Des volailles qui gigotent
      Des déchets pour les gargottes

      Tra la, la, la, la dans le p’tit hôtel
      Y a un’ fille un’ fille
      Y a un’ fille aux yeux de ciel
      Tra la, la, la, la dans le p’tit hôtel
      Un garçon, garçon aime une fille
      Aux yeux de ciel

      Dans Les Halles de Paris
      Coule le sang de la vie
      Y a de tout à tout les prix
      Pour palaces et boui-bouis
      Les marchands de quat’ saisons
      Y vienn’nt faire leur moisson
      Y a des fruits pour tous les goûts
      En cageots, en tas partout
      Y a des femmes aux yeux éteints
      Qui train’nt leurs souliers déteints
      Et toute la ribambelle
      Des clochards près des poubelles
      Se disputant les gamelles
      Où dans de l’eau de vaisselle
      Nagent quelques vermicelles

      Tra la, la, la, la, sortant de l’hôtel
      Y a un’ fille, une fille
      Y a un’ fille aux yeux de ciel
      Tra la, la, la, la, sortant d’un l’hôtel
      Un garçon, garçon
      Laisse une fille aux yeux de ciel

      Les trottoirs nettoyés
      Les visages lavés
      Le soleil va bientôt se lever
      On entend le chorus
      Des premiers autobus
      Saint Julien a sonné l’Angélus

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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