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LES LOUPS ET LES BREBIS (OC)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par poussines jean-michel, le 29-10-2016 06:33.
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    poussines jean-michel
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      • Réponses: 398

      LES LOUPS ET LES BREBIS
      Lós Lops é las Fédas

      Après mille ans et plus de guerre déclarée,
      Apéùï mil ans é maï dé guerrà chiamàda
      les Loups firent la paix avec les Brebis.
      Lós Lops faguéron la patz amb las Fédas
      C’était apparemment le bien des deux partis ;
      Aquo éra aparamént ló bén dés dós partidas ;
      car, si les Loups mangeaient maintes bêtes égarées,
      qué, si lés Lops manjavan mantas bèstias apertidas,
      les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
      lés Pastrés dé lor pél sé fasian mants véstits.
      Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
      Jamaï dé libértat, ni per las parturals
      ni d’autre part pour les camages ;
      ni d’aùtré part per lós gardéjàdórs ;
      ils ne pouvaient jouir qu’en tremblant de leurs biens.
      Né pódiavan gaùsar qué én trémólént dé lors béns.
      La paix se conclut donc ; on donne des otages ;
      La patz sé cónclusiguèt dóncas ; sé balha dés ostatgès ;
      les Loups , leurs Louveteaux et les Brebis, leurs Chiens,
      lés Lops, lors Lóbats é las Fédas, lors Gós,
      l’échange en étant fait aux formes ordinaires,
      l ‘éscambi én essént fach als fórmas ordinarias,
      et réglé par des commissaires.
      É réùlat per dés comisaris.
      Au bout de quelques temps que messieurs les Louvets
      Al chabón dé calqué témp qué sénhers lés Lóbats
      se virent Loup parfait et friands de tuerie,
      sé vésérèn Lop parfach é lépardièr dé tuarias,
      ils vous prennent le temps que dans la bergerie
      vós prénon ló témp qué dins la fédèrià
      messieurs les Bergers n’étaient pas.
      senhèrs lós Pastrés n’éran pas.
      Étranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
      Éscanan la mitat dés Anhèls lés maï gras,
      les emportent aux dents, dans les bois se retirent ;
      lés émpórtan als caïs , dins lés boscs sé rétiran ;

      ils avaient avertis leurs gens secrètement.
      Avian avisats lors génts céladamént.
      Les Chiens qui sur leur foi, reposaient sûrement,
      Lés Gós qui sus lor fè, répósavan séguramént,
      furent étranglés en dormant.
      Fóguéron éscanats én dórmissènt.
      Cela fût sitôt fait qu’à peine ils le sentirent.
      Aquo foguéssè tanléù fach qué à pénà ló séntiguéron.
      Tout fut mis en morceaux ; un seul n’en réchappa.
      Tót foguet mès én bonci ; ùn sól n’én éscapèt.
      Nous pouvons conclure de là
      Pódém conclusir dé aquo
      qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle.
      Qué cal faïré als dolénts guérra cóntunhala.

      La paix est fort bonne de soi,
      La patz és fort bóùnà dé séù,
      j’en conviens ; mais de quoi sert-elle
      én convéni ; mas dé qué sérvis
      avec des ennemis sans foi.
      amb dés énemics sén fè.

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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