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Cosette et Jean Valjean
S’en vont lentement
Dans les sous bois
Dans les rues
Les villes , les villages
Ils sont de simples passants
Des passants qui passent …
Sous le vent , sous la pluie
L’hiver ne les dérange
Se parlant peu
A peine un mot ou deux
Un sourire , un murmure
Cosette tient prés de sa sensibilité
Deux livres ouverts
Contre son cœur
Le petit chose
Le petit prince
Jean au chapeau a porté son seau
Sous son grand capuchon
Il l’a abrité
Oisillon tombé d’un nid
Souffre douleur des Thénardiers
De vipères bêtes et venimeux
Il tend encore la main
Cosette glisse ses doigts parfumés
Cosette sourit , elle est jolie
Les coups , le froid , la faim
Rien ne lui fait plus peur
Elle se souvient
De la femme blême, ses longs cheveux d’ébène vendus
Son regard ou la fièvre écrivait un poème
Cosette je t’aime
Cosette ne berce plus les chiffons
De ses livres , il ne reste que deux couvertures
Les pages , elle les a déchiré une à une
Les allumettes les ont enflammé
Petits feux, doux brasiers , étincelles
Il n’en reste plus qu’une page
Dans la boite un bois
Ses doigts que les labeurs ont usé
Se sont toutes réchauffés
Par les baisers du feu
Enfin , elle a glissé ses petits doigts
Dans la main du géant
Sous son grand manteau brun
Elle est à l’abri
Une page , une allumette
La dernière flamme sera pour leurs âmes
Au dernier instant de la séparation
Cosette et Jean vont confiants
Sous les premiers flocons
Ils vont de saison en saison
Soleil , chaleur , froid , hiver
Ils passent…Les misérables 912654
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gros bisous de Bretagne