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Texte: C. Fallot – Musique Paul Delmet
Paul Delmet (1862-1904)
Pourvu d’une belle voix dans son jeune âge, il est membre de la maîtrise de Saint-Vincent-de-Paul. Il chante par la suite dans les chœurs des Concerts Colonne.
À 12 ans, il entre en apprentissage comme graveur de musique. Il exerce ce métier une dizaine d’années, tout en continuant de chanter dans des ensembles amateurs.
Il se produit avec succès au cabaret de la Pie borgne, avec un répertoire de chansons sentimentales, puis en 1886 au Chat noir. Pour se conformer aux règles de l’établissement — on doit y présenter ses propres œuvres — il compose en 1887 sa première chanson connue, Joli mai, sur une poésie d’Albert Tinchant (1860-1892).
Il met surtout en musique les poèmes de Maurice Boukay, de son vrai nom Charles Couyba (1866-1931), rencontré en 1889. Charles Couyba est philosophe, homme de lettres, député puis ministre, il est un des pionniers du théâtre populaire.
Au cours des années 1890, les chansons de Delmet sont reprises par les artistes de cabaret de premier plan, elles ont encore du succès dans les années 1930, dans les interprétations de Jean Lumière ou de Lys Gauty, elles sont, dès les disques 78 tours enregistrées, par les vedettes de cabaret, mais aussi par des artistes de la scène lyrique, jusqu’à nos jours. Les petits pavés ont été repris sur un rythme de bossa-nova par Claude Nougaro en 1974.
Ses chansons les plus connues sont Fanfreluches (Louis Forest), 1896 ; Envoi de fleurs (Henri Bernard), 1898 ; Fermons nos rideaux (Maurice Boukay),1899 ; L’Étoile d’Amour (Charles Fallot), 1899 ; La Petite Église (Charles Fallot), 1902.Ses chansons ont été enregistrées par Jean Lumière (1895-1979), Lys Gauty (1908-1994), André Claveau (1911-2003), Réda Caire (1905-1963 ), Fred Gouin (1889-1959), Lina Margy (1914-1973), Jacques Lantier (1930-….), Vanni-Marcoux (1877-1962 ), mais encore par Aimé Doniat (1918-1973 ), André Dassary (1912-1987), Anton Valery (1935-….), Gerbeau Roland (1919-….), Jo Dona (1925-2003), Lucy Vauthrin (18..-1945), Michel Dens (1911-2000), Michel Roux (19+24-1998), Mouloudji (1922-1994), Pierre Dupré, Yvonne Gall (1885-1972), Lucienne Boyer (1901-1983), Tino Rossi (1907-1983), Lucienne Dugard (1915-1996), Jean Clément (18..-19..), Georges Berto, Suzy Solidor (1900-1983), Joseph Peyron, Jean Patart, Georgius (1891-1970), Patachou -1918-…), Mario Hacquard …. …
André GORDON, baryton soliste des Concerts Paul Vidal Orchestre du Piazza
Orchestre sous la direct. de M. E. Bervily. La version n’est pas complète, mais je n’ai pas retouvé celle, légendaire, de Jean Lumière..Sans vouloir aucunement allumer de polémique, mais pour paraphraser Serge Lama : « c’était au temps ou les chanteurs avaient de la voix ». Je n’ai rien contre les chanteurs d’aujourd’hui qui expriment leurs idées selon leur manière, et c’est tout à leur honneur, mais penser que ceci a été chanté sans micro !!!!
Un poète ayant fait un voyage de rêve
M’a dit qu’il existait dans le ciel radieux
Une étoile où jamais ne sonne l’heure brève
L’heure brève où les cœurs se brisent en adieuxUne étoile d’amour
Une étoile d’ivresse
Les amants, les maîtresses
Aiment la nuit, le jour
Un poète m’a dit qu’il était une étoile
Où l’on aime toujoursOn y entend le soir échanger sous les arbres
De fous baisers troublant le calme de la nuit
Auprès de l’eau glissant sur la fraîcheur des marbres
Les femmes font goûter leurs lèvres comme un fruitEt l’on parle d’amour
On parle de caresses
Les amants, les maîtresses
Aiment la nuit, le jour
Un poète m’a dit qu’il était une étoile
Où l’on aime toujoursLà jamais de soucis, jamais de cœurs moroses
Les femmes pour charmer ont pris l’âme des fleurs,
Elles n’ont qu’un chagrin, c’est voir mourir les roses
Jamais leur clair regard ne se voile de pleursOn chante les amours
Les plaisirs, les tendresses
Les amants, les maîtresses
Aiment la nuit, le jour
Un poète m’a dit qu’il était une étoile
Où l’on aime toujoursDis-moi, petite aimée, envolons-nous vers elle
Et nous nous aimerons pendant l’éternité
La chimère aux doux yeux nous prêtera son aile
Vois là-haut dans le ciel, vois sa pâle clartéC’est l’étoile d’amour
C’est l’étoile d’ivresses
Les amants, les maîtresses
Aiment la nuit, le jour
Un poète m’a dit qu’il était une étoile
Où l’on aime toujoursScience sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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