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Louise (Gérard Berliner)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par France, le 25-07-2008 07:10.
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  • #2604124
    France
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      Mais qui a soulagé sa peine
      Porté son bois porté les seaux
      Offert une écharpe de laine
      Le jour de la foire aux chevaux

      Et qui a pris soin de son âme
      Et l’a bercée dedans son lit
      Qui l’a traitée comme une femme
      Au moins une fois dans sa vie

      Le bois que portait Louise
      C’est le Bon Dieu qui le portait
      Le froid dont souffrait Louise
      C’est le Bon Dieu qui le souffrait

      C’n’était qu’un homme des équipes
      Du chantier des chemins de fer
      A l’heure laissée aux domestiques

      Me voudras-tu moi qui sais coudre
      Signer mon nom et puis compter
      L’homme à sa taille sur la route
      Passait son bras la promenait

      L’amour qui tenait Louise
      C’est le Bon Dieu qui le tenait
      Le regard bleu sur Louise
      C’est le Bon Dieu qui l’éclairait

      Ils sont partis vaille que vaille
      Mourir quatre ans dans les tranchées
      Et l’on raconte leurs batailles
      Dans le salon après le thé

      Les lettres qu’attendait Louise
      C’est le Bon Dieu qui les portait
      La guerre qui séparait Louise
      C’est le Bon Dieu qui la voyait

      Un soir d’hiver sous la charpente
      Dans son lit cage elle a tué
      L’amour tout au fond de son ventre
      Par une aiguille à tricoter

      Si je vous garde Louise en place
      C’est en cuisine pas devant moi
      Ma fille prie très fort pour que s’efface
      Ce que le curé m’a appris là

      Et la honte que cachait Louise
      C’est le Bon Dieu qui l’a cachée
      Le soldat qu’attendait Louise
      C’est le Bon Dieu qui l’a vu tomber

      Y a cinquante ans c’était en France
      Dans un village de l’Allier
      On n’accordait pas d’importance
      A une servante sans fiancé

      Le deuil qu’a porté Louise
      C’est le Bon Dieu qui l’a porté
      La vie qu’a travaillée Louise
      C’est le Bon Dieu qui l’a aidée

      Ouvrez l'oreille, chaque mot poss?de un coeur qui bouge. (Nimier)
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