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[size=x-large][font=Georgia]Ma grand-mère
Elle était née sur une terre d’asile aux confins d’un pays aride où la misère était son quotidien.
Née d’une famille de douze enfants elle vient au monde c’est la treizième.Elle était l’enfant d’un amour sans nuage d’une famille recomposée, sa mère veuve élevait seule ces premiers enfants lorsqu’elle croisa le regard ténébreux d’un homme dont les racines lui interdisaient cet amour incompris, pour elle il abandonna tout ce qui représentait sa naissance, sa famille et bien plus encore un homme de cœur qui prit en charge femme et enfants qui ramenait de quoi faire vivre toutes la maisonnée.
Qui était-il réellement ? Un homme tout simplement laissant parler son cœur…
Ses origines perdues aujourd’hui ou presque naissance d’un code d’honneur et sans qui de sa déraison et fort de ses convictions décida de sceller son destin à celui de cette femme.La petite dernière, ma grand-mère fut prénommée Maria-Dolores, ce qui signifie « Maria des Douleurs » j’ignore pour quel motif ce prénom mais il lui allait si bien, douce et généreuse, sa vie pourtant ne fut pas toujours rose…
Elle ne fréquenta l’école que six mois durant toute sa vie et su seulement à peine lire et écrire très tôt elle dû travailler, de ses doigts habiles elle fut une couturière hors pair, le tricot fut aussi son point fort, son intelligence et de maîtrise en sa dextérité tout ceci lui permit des moments de vie et de partage sa sœur ainée fut son modèle pour elle, elle l’adorait mais ce fut très jeune que celle-ci disparu et qu’elle laissa une cadette en pleurs qui retroussa ses manches bien trop tôt pour aider ses parents qui vieillissaient en ces temps bien trop vite. Quant aux autres enfants ils partirent tous très vite pour assumer leur propre existence mais les liens fraternels furent toujours présents…
Je découvris une grand-mère aimante qui me fit partager bien des souvenirs de sa vie son éternel regret, avoir dû quitter son pays qu’elle chérissait tant et la tombe de ses parents qu’elle ne pouvait plus fleurir…aurait-il fallu qu’elle traverse encore la méditerranée mais les souvenirs de son départ précipité de là bas la faisait trop souffrir et c’était toujours les larmes aux yeux qu’elle me contait son histoire et moi j’écoutais buvant chacun de ses mots cela lui semblait si important pour elle de pouvoir se confier ainsi bien que trop jeune pour tout comprendre mais aujourd’hui avec du recul je la comprends tout à fait…Elle n’avait rien demandé à personne elle vivait sa vie paisible quant une guerre éclata les indigents très peu il faut le dire réclamait l’indépendance de ce pays territoire Français, la politique n’était pas son fort et franchement elle n’y comprenait rien seulement elle se sentie abandonnée par ce pays qu’elle chérissait et le quitter fut une déchirure car elle était née là bas il lui était inconcevable d’être obligée de partir ainsi comme çà en sauvage persécuté qu’elle fut par ces individus qu’elle ne connaissait pas et dont elle ne comprenait pas leur motivation elle faisait partie de ce peuple brimait à qui on impose sans lui donner le choix.
Pourtant son monde, sa jeunesse était dans ce pays, elle rencontra un homme aux yeux azurs qui la séduit, cette rencontre à ses seize ans fit d’elle une jeune mère avant d’être femme à dix-sept ans
Un fils naquit qui goutta aux dragées des noces de ses parents. Il avait déjà trois mois ce bébé qui devait être un jour mon père…
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