Tu as raison au sujet d’une impression de domination du soliste sur l’orchestre. J’avais écarté d’ailleurs, pour le post, une autre version où il était encore plus dominant et totalement omniprésent.
Il faut dire que Gervase de Peyer avait une puissance de son tout à fait exceptionnelle où la qualité de l’instrument n’était certainement pas étrangère. On l’a observé aussi avec Stanley Drucker qui dominait allègrement l’orchestre lors de ses prestations et qui jouait sur une clarinette fabriquée spécialement pour lui.
La place des micros qui permettent l’enregistrement est aussi très importante, ainsi que les personnes qui règlent l’enregistrement. Le micro du soliste est général privilégié par rapport à ceux qui captent l’orchestre.
Il n’en reste pas moins que Gervase de Peyer a marqué son époque. Son interprétation du concerto de Mozart reste une référence absolue. C’est elle qui a été adoptée pour la musique du film « Out of Africa ». Son second mouvement est tout simplement une légende.
Mais je suis d’accord que cela puisse gêner certains mélomanes, et je l’ai ressenti aussi dans cet enregistrement.
Merci pour ton commentaire très judicieux
daniel46
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)