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Sujet
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Paroles: A. Decaye, Lucien Carol.
Musique: Vincent ScottoY’en a qui vous parlent de l ‘ Amérique
Ils ont des visions de cinéma
Ils vous disent: » Quel pays magnifique!
Notre Paris n’est rien auprès d’ça « .
Ces boniments-là rendent moins timide,
Bref, on y part, un jour de cafard…
Encore un de plus qui, le ventre vide
A New-York cherchera un dollar.
Parmi les gueux et les proscrits,
Les émigrants aux coeurs meurtris.
Il dira, regrettant Paris:Où est-il mon moulin de la Place Blanche?
Mon tabac et mon bistrot du coin?
Tous les jours pour moi c’était dimanche!
Où sont-ils les amis, les copains?
Où sont-ils tous mes vieux bals musette?
Leurs javas au son de l’accordéon
Où sont-ils tous mes repas sans galette?
Avec un cornet de frites à deux ronds
Où sont-ils donc?Mais Montmartre semble disparaître
Car déjà de saison en saison
Des Abbesses à la Place du Tertre,
On démolit nos vieilles maisons.
Sur les terrains vagues de la butte
De grandes banques naîtront bientôt,
Où ferez-vous alors vos culbutes,
Vous, les pauvres gosses à Poulbot?
En regrettant le temps jadis
Nous chanterons, pensant à Salis,
» Montmartre, ton De Profundis! »Où est-il mon moulin de la Place Blanche?
Mon tabac et mon bistrot du coin?
Tous les jours pour nous c’était dimanche!
Où sont-ils nos amis, nos copains?
Où sont-ils tous nos vieux bals musette?
Leurs javas au son de l’accordéon
Où sont-ils tous mes repas sans galette?
Avec un cornet de frites à deux ronds
Où sont-ils donc?Où sont-ils tous mes vieux bals musette?
Leurs javas au son de l’accordéon
Où sont-ils tous mes repas sans galette?
Quand je bouffais
Même sans avoir un rond.
Où sont-ils donc?Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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