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Prisonnière…
Tu regardais aux fenêtres d’un pays qui te fermait son ciel…
Tu regardais ta belle jeunesse que l’on aimait plus alors, pour l’avoir ainsi emmurée…
Pour avoir emmuré ton bel âge dans quatre sombres murs peints de solitude sans clef d’avenir… ni horizon…Pas d’étoiles sur les nuits carcérales…
Ta belle jeunesse qui jadis s’envolait de vents en vents, qui jadis, s’exprimait sur la terre… en mélodies de vie et qui s’extasiait de la joie et de la beauté de vivre libre… dans les secrets de ton coeur poésie plein de rêves d’évasion… aux portes des nuages…
Mais à présent, qui s’est écroulée par ces blessures au fond de tes sourires… poussières de rires sur le sol glacé, balayées par des larmes amères.Ta belle jeunesse qui voulait que l’on te connaisse un peu, qui désirait que l’on te comprenne… mieux…
Qui suppliait que l’on t’entende tout simplement, derrière ton âme enchaînée maintenant… et que l’on a freiné tout d’un coup, dans la passion, dans la découverte de la vie, de l’amitié et de l’amour… des autres.C’était tes jeunes années à toi, si précieuses, à toi, rien qu’à toi… petite femme.
A tes vingt ans qui couraient à travers les champs en couleurs de l’existence…
fleur de liberté… fanée d’amertume, fleur de tristesse à présent…Là-bas, tu as crié pourtant du fond de ton coeur, du haut de ton âme… que l’on se trompait sur toi…
Crié pour que l’on t’écoute avant de mettre de l’amour sous les verrous…
Crié!!! oui pour que l’on écoute ceux que l’on condamne… avant.Là-bas, tu as prié pourtant pour que s’ouvrent les voies de ta foi vers eux…
Prié pour que désormais s’ouvrent les voix de leur coeur… vers toi.
Prié, oui pour que s’éclairent un jour de nouveau… les consciences…Prison de sentiers d’ombres où ont coulés tes pleurs, petit ruisseau de vie… enfermé.
Prison qui grave sur les visages, la peur des longs et lents… lendemains.
Prison sans message, sans lumière pour toi de ce que l’on t’accusait.Non, pas d’étoiles sur les nuits carcérales…
Tu as eu froid en ton existence d’avoir été ainsi enfermée et laissée là-bas… seule, si seule… avec toi même… Mais tu sais qu’un jour un vent de délivrance couvrira en chemin la beauté de ton âme… le ciel sera ton juge… innocence drapée d’un silence au goût amer d’une sentence de souffrance…
Alors, que tes pas t’emmènent à nouveau où marchent les gens libres… que tes pas t’emmènent vers nos pas… viens…
Innocence…
Ces lignes m’ont été inspirées par une réalité qui m’avait assez touché il y a plusieurs années, une histoire particulière…
Pascal
(Bellosogno)Toutes les gares du monde sont sur le chemin de mes voyages
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