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Quid novi ? Nihil…

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Pierre-Louis SESTIER, le 20-11-2015 14:04.
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    Pierre-Louis SESTIER
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      À propos de l’ extrait suivant du livre de Natacha Polony « Nous sommes la Françe ».
      «[…] La redécouverte, depuis janvier 2015, du rapport Obin ne suffit pas à faire oublier que son occultation pendant des années relève exactement de ce processus. Jean-Pierre Obin, inspecteur de l’Éducation nationale et auteur d’un rapport sur les « signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires », a soudain vu son téléphone sonner frénétiquement en janvier 2015. Les journalistes s’aperçoivent alors qu’un rapport « racontait déjà tout ça ». Rapport dont ils se contrefichaient quand des défenseurs de la laïcité avaient essayé de le faire connaître. Rendu en juin 2004 et aussitôt enterré, il avait été publié en toute discrétion sur le site du ministère un an plus tard. Les services de Gilles de Robien, successeur de François Fillon, s’étaient alors empressés de préciser qu’il était « caduc » puisque la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école avait réglé le problème. C’est la raison pour laquelle il fut exhumé par les éditions Max Milo qui le publièrent en septembre 2006, assorti des commentaires de divers professeurs et intellectuels… »
      Chère Natacha Polony, le mécanisme que vous dénoncez n’est, hélas, pas nouveau. Je me permets de rappeler un rapport, pourtant très intéressant, celui de Claude Pair I.G.E.N. sur les causes de l’échec scolaire. Dès les années 1980, celui-ci faisait apparaître que l’échec se nouait dans le primaire, se révélait de façon manifeste au collège à qui on demandait d’y remédier sans qu’il ne le puisse. Bien que ce rapport ait été largement diffusé, il n’en a jamais été vraiment tenu compte dans les faits et l’aveuglement des « didacticiens », aussi redoutable que celui des « logiciens » a persisté. L’École est devenue un lieu d’affrontement idéologique, souvent démagogique, avec une même bannière celle de l’égalité des chances. Cette instrumentalisation fit son malheur dans son incapacité à remplir sa mission. Il n’est pas dans mon objectif de jeter de l’huile sur le feu, mais plutôt de déplorer la destruction de cet espace public, laïc qui fut l’une des spécificités de la France que nous devons défendre, non seulement par des intentions, mais par une politique qui prend en compte notre histoire pour un monde meilleur. Cultivons notre école et nous récolterons.

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