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Sujet
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Un iris incliné sur le cours se reflète
Et preste le ruisseau fuyant comme un voleur
Saisit la tête d’or à pleine eau et l’arrête,
Cliché qui durera ce que dure la fleur.Le rai force les yeux mal clos de la demeure
Une rose d’émaux irise les parois
De grotte elle devient abside pour une heure
Le temps que la clarté de son trône déchoit.Sans borne sur la mer, sans confins dans l’espace,
Liée en sa grandeur par l’unique vernis
La double immensité jumelle se fait face
L’une se noie d’abysse et l’autre d’infini.Du désert frissonnant s’élève le mirage
Qui passe par le front du berbère altéré,
L’oasis apparait canot de sauvetage
Et trompe le nomade avant de chavirer.Penché l’aulne se mire au psyché de la Loire
Branches vives, bois mort du même instantané,
Image impitoyable ou revers de la gloire
Que de se regarder grandir et décliner.Qu’il soit imaginaire ou fluide ou céleste
Le miroir se révèle enchanteur ou pervers
S’il fixe la splendeur dans la pose et le geste
Où le vieillissement des rêves et des chairs.
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