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Sujet
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SOMMEIL
[size=large][font=Georgia]Dormez, braves gens. L’allumeur de réverbères, le copain du marchand de sable, ils en ont de bonnes…
Parce que moi, je les écoute et, sitôt couché, je dors, profondément, comme un « souccaù » et il faudrait au moins un tremblement de terre ou que je ronfle trop fort pour que j’abandonne le bras de Morphée. Au passage, je vous rassure : Morphée, c’est juste un ami, qui m’aide à oublier mes soucis.
Mais voilà, c’est réglé comme du papier à musique, vers une heure, je m’éveille pour l’escale nécessaire, et après, parfois, bernique, plus moyen de fermer l’œil.
Il fut un temps, je descendais lire au salon, un ouvrage soporifique de préférence. Efficace, mais le matin me retrouvait transi et engourdi dans mon fauteuil. Ouille, les rhumatismes !
A la belle saison, il m’arrivait de sortir au jardin retrouver mon télescope et de me consacrer aux astres visibles selon l’heure : la lune, les planètes Mars et Jupiter, et, sur le matin Vénus. En Août, un bel alignement d’ailleurs, Super, propice aux réflexions philosophiques et cogitations métaphysiques. Oui, super mais fatiguant : la journée à se traîner par manque de sommeil.
Bref, au jour d’aujourd’hui, j’exploite d’autres solutions. Il y a toujours quelque chose en train sur le chevalet. Inconvénient, il y a quelqu’une qui maugrée que pue la térébenthine. Ou alors je prends un crayon et j’essaie laborieusement de retrouver des bribes de rêve pour en faire des poésies. Finalement c’est le plus efficace, mais le poète reste sur sa faim. Érato se refuse à jouer les inspiratrices.
Finalement, ce serait bien si je dormais quand tout le monde dort. Voyez-vous, la nuit, je me mens comme un arracheur de dents.Parceval[/font][/size]
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