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Sujet
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Je me souviendrai toujours de ce petit village perdu au fond de ma jeunesse, d’un éphémère rendez-vous dans la douceur d’une nuit claire, complice de notre idylle
Et puis je sais encore nos regards enlacés ivres de passion jusqu’au matin frileux
Quand nos corps confondus, au jour qui s’éveillait délivrait notre enfance
Non ! Je n’ai rien oublié
Des promesses murmurées… une ombre déchirée
Une main qui s’échappe, un sourire qui s’efface.
Une fragile émotion d’un frisson effleurait nos cœurs et marquait de son sceau une mémoire si belle
Une armée de platanes qui bordaient le sentier, se drapaient doucement d’une brume légère et l’aube ainsi feutrée apprêtait l’infortune d’une singulière histoire du destin oubliée
Sombre et vieilli longtemps j’ai battu ces lieux quêtant la moindre étincelle d’une âme qui serait-elle
Et qu’un regard croisé attiserait le feu de nos êtres égarés
Les arbres à Saint Martin exhibent leur squelette et les noirceurs de mon esprit voilent ses candeurs
Petite fille aux seins nus qu’est tu donc devenue ?
N’entends-tu pas comme moi le prélude de Bach marteler notre agonie ? Et chagriner encore l’automne de nos vies
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