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TU VOIS, NOUS DEVIONS NOUS REJOINDRE …
Parfois, je m’interroge à propos de nous deux et je me dis qu’à l’évidence nous devions nous rejoindre. Mais qui est donc l’auteur de cette heureuse occurrence ? Le hasard ? Tu sais cet anonyme bizarre auquel personne ne veut, ou ne peut prêter un visage…Il me déplaît d’imaginer tel ou tel derrière son masque, scénariste pervers duquel on peut s’attendre à tout ; la preuve en est qu’on se lie pour le pire et le meilleur. Ce maître d’œuvre discret, mais prépondérant, excelle toujours dans la polyvalence des rôles qu’il décerne, tout aussi bien pour les tragédies cornéliennes que les comédies en tous genres
Quand même, avoue que ça n’a rien de banal, au commencement, ce déluge génétique épars recouvrant la terre en ces deux hémisphères et générant aux premiers rayons solaires une floraison humaine ahurissante. Mais qui a déclenché la douche ? Mystère, et boules de gomme, bonhomme ! Et comme si cela avait été nécessaire, voilà que quelques écrivains illustres bien que d’une autre ère exhortent à la performance : « Croissez et multipliez – vous » N’ont-ils pas ici livré à l’homme la clé qui permet d’atteindre l’éternité ? Au départ cette incitation s’adresse sûrement à tous dans un effort de reproduction anarchique, tous azimuts, et d’ailleurs de l’homme jusqu’au plus petit des moustiques.Surprenant, extraordinaire ! Chaque petite goutte de ce déluge cherche l’autre avec laquelle elle pourra se fondre. Et alors, là ! C’est beau, l’émotion d ‘une petite goutte qui fond en larmes de joie ! Elle ne cherche plus à comprendre ce bonheur double en un, rempli à la fois de force et de douceur ; Avant de savoir, il faut d’abord ressentir, être conscient de ce qu’on est en soi, en deux, et dans sa bulle. Puis de l’intérieur en toucher la transparence se sentir gonfler d’amour et désirer de toutes ses forces devenir – à deux – vraiment soi jusqu’ à la ressemblance, jusqu’au berceau de la vie…
Tu vois, nous devions nous rejoindre. Fut-ce vraiment par hasard ? C’est beau, l’émotion d’une perle qui fond en larmes quand j’y pense !
Rappelle – toi nous bercions notre fille, c’était en novembre …Je t’aimais, je t’aime, et je t’aimerai !
Pierre WATTEBLED -19 novembre 2007

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