-
Sujet
-
[…]Il continue sur les secours avant l’hélicoptère, les caravanes pouvaient se composer d’une vingtaine de personnes, il fallait porter la perche et les moyens dont nous disposions étaient limités ; c’était vraiment difficile, mais quand nous étions désignés « comme les premiers hommes à marcher » il fallait y aller. Sur un terrain difficile, le portage devient une épreuve, les évacuations des blessés pouvaient se faire à dos d’homme quand leur état ne nécessitait pas un transport allongé. Deux jours après la terrible avalanche de la Verte, Martial a dû repartir au Grépon, c’était terrible, il ne connaissait pas cette course, pour lui c’était une première et il dut porter jusqu’à la mer de glace, sur son dos une femme qui avait la jambe cassée; » il fallait de plus trouver son chemin à travers ce long océan de granit et de gradins rocheux ; cela m’a semblé interminable et la blessée gémissait à chaque choc. Nous n’avions pas le cœur à jouir du panorama qui est pourtant magnifique sur l’envers des aiguilles… »copyright.
Pierre-Louis SESTIER
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.